Collectifs Porte Mon Nom et Les Liens en Sang

Marine Gatineau Dupré

Marine Gatineau Dupré

 

 

 

 

Marine Gatineau Dupré est la fondatrice du collectif Porte Mon Nom, qui a joué un rôle déterminant dans la réforme du choix des noms de famille en France.

Par une série d’actions stratégiques : enquête en ligne, pétition, analyse approfondie des législations nationales et étrangères, ainsi qu’une participation active à la rédaction de dossiers et de propositions de loi, elle a su mobiliser l’opinion publique, les médias et attirer l’attention des autorités.

Ce travail a abouti à l’adoption de la loi relative au choix du nom issu de la filiation, votée et promulguée en février et mars 2022, avant son entrée en vigueur en juillet de la même année.

Grâce à cette réforme, en deux ans, plus de 200 000 personnes ont pu se libérer d’un nom douloureux, affirmer leur lien avec un parent aimé ou rétablir l’égalité en portant les deux noms.

Poursuivant son engagement en faveur de la justice familiale, elle a cofondé en 2024, avec Alicia Ambroise, le collectif Les Liens en Sang.

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Alicia Ambroise

Alicia Ambroise

 

 

 

 

Alicia Ambroise est la cofondatrice du collectif Les Liens en Sang. En 2022, elle a pris la parole au nom du collectif Porte Mon Nom lors d'une audition à l'Assemblée nationale sur la réforme du changement de nom, témoignant de l'importance de cette évolution législative.

Engagée dans la lutte pour la justice familiale, elle se bat pour qu’aucun adulte victime d’un parent défaillant ne subisse cette double peine.

Son engagement est profondément personnel : victime collatérale de son géniteur, condamné pour viols sur celle qu’elle considère comme sa sœur, elle refuse qu’un jour l’obligation alimentaire puisse la contraindre à subvenir à ses besoins. Déterminée à transformer son histoire en moteur de changement, elle milite activement pour une réforme qui protège les victimes et répare une injustice majeure.

Une nouvelle bataille législative

Depuis 2023, Marine Gatineau-Dupré et Alicia Ambroise travaillent sur une proposition de loi visant à libérer les victimes de parents défaillants de toute obligation alimentaire et financière.

Dès le départ, elles ont fait le choix de mobiliser largement, de recueillir des témoignages, de travailler avec des professionnels du droit, du social et de la santé, et de médiatiser cette problématique encore trop méconnue.
À ce jour, près d’une centaine de médias, tous formats confondus, ont relayé ce sujet, contribuant à une prise de conscience nationale sur les conséquences de l’obligation alimentaire.

Parallèlement, elles ont élaboré une réforme du système de cotisation vieillesse, fondée sur la création d’une caisse dédiée, afin d’assurer une gestion plus équitable de la fin de vie et de mettre définitivement fin à cette obligation injuste.

Sensible à cette initiative et au travail mené, le sénateur Xavier Iacovelli a déposé au Sénat, le 17 février 2025, une proposition de loi visant à permettre la libération de l’obligation alimentaire à l’égard d’un parent défaillant.
Son examen a été inscrit à l’ordre du jour d’octobre 2025, dans le cadre de la niche parlementaire.

Dans ce cadre, deux tables rondes ont été organisées au Sénat, aux côtés du sénateur Xavier Iacovelli :

  • l’une réunissant des professionnels,
  • l’autre donnant la parole aux victimes directement concernées.

La proposition de loi a été présentée au Sénat en octobre 2025, mais a été rejetée.
Lors du vote :

  • un tiers des sénateurs ont voté en faveur,
  • un tiers se sont abstenus, estimant que le texte nécessitait un renforcement juridique,
  • un tiers s’y sont opposés.

Au regard de la mobilisation importante et du nombre de personnes concernées, près d’un Français sur quatre potentiellement victime d’au moins un parent défaillant, Gérald Darmanin, garde des Sceaux, s’est engagé à retravailler le texte afin de le redéposer prochainement.

Xavier IacovelliXavier IacovelliXavier Iacovelli​​​​​​​

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