Depuis 2023, Marine Gatineau-Dupré et Alicia Ambroise travaillent sur une proposition de loi visant à libérer les victimes de parents défaillants de toute obligation alimentaire et financière.
Dès le départ, elles ont fait le choix de mobiliser largement, de recueillir des témoignages, de travailler avec des professionnels du droit, du social et de la santé, et de médiatiser cette problématique encore trop méconnue.
À ce jour, près d’une centaine de médias, tous formats confondus, ont relayé ce sujet, contribuant à une prise de conscience nationale sur les conséquences de l’obligation alimentaire.
Parallèlement, elles ont élaboré une réforme du système de cotisation vieillesse, fondée sur la création d’une caisse dédiée, afin d’assurer une gestion plus équitable de la fin de vie et de mettre définitivement fin à cette obligation injuste.
Sensible à cette initiative et au travail mené, le sénateur Xavier Iacovelli a déposé au Sénat, le 17 février 2025, une proposition de loi visant à permettre la libération de l’obligation alimentaire à l’égard d’un parent défaillant.
Son examen a été inscrit à l’ordre du jour d’octobre 2025, dans le cadre de la niche parlementaire.
Dans ce cadre, deux tables rondes ont été organisées au Sénat, aux côtés du sénateur Xavier Iacovelli :
- l’une réunissant des professionnels,
- l’autre donnant la parole aux victimes directement concernées.
La proposition de loi a été présentée au Sénat en octobre 2025, mais a été rejetée.
Lors du vote :
- un tiers des sénateurs ont voté en faveur,
- un tiers se sont abstenus, estimant que le texte nécessitait un renforcement juridique,
- un tiers s’y sont opposés.
Au regard de la mobilisation importante et du nombre de personnes concernées, près d’un Français sur quatre potentiellement victime d’au moins un parent défaillant, Gérald Darmanin, garde des Sceaux, s’est engagé à retravailler le texte afin de le redéposer prochainement.